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Crise financière, 10 ans après : « On ne peut pas exclure la répétition d'un scénario à la Lehman Brothers »

Le Point, 17 septembre 2018, Entretien. Que valent les réformes engagées depuis l'effondrement de la banque d'affaires américaine ? Propos recueillis par Marc Vignaud

Jézabel Couppey-Soubeyran : « Les autorités publiques voient toujours la finance comme un moteur inépuisable de la croissance »

AOC, [Entretien] 1 Septembre 2018. Entretien réalisé à la suite de la publication par le Think Tank Terra Nova, d'une note proposant un « Bilan des réformes bancaires et financières depuis 2008 ».

10 ans après… Bilan des réformes bancaires et financières depuis 2008 : avancées, limites, propositions

Rapport Terra Nova, septembre 2018. Dix ans après la faillite de Lehman Brothers et le dramatique automne 2008 où le système bancaire et financier mondial fut véritablement au bord du précipice, l’heure du bilan des réformes engagées est arrivée. C’est l’objet de ce rapport de Terra Nova. En toile de fond de ce travail se posent des questions cruciales pour les autorités publiques : nos économies sont-elles désormais immunisées contre les risques d’une crise financière majeure ? A-t-on tiré les leçons de la crise dans la structuration des instruments de régulation financière et bancaire ? Les annonces très ambitieuses des sommets du G20 de Washington DC en 2008, de Londres et Pittsburg en 2009 ont-elles été suivies d’effets ? Nous questionnons aussi la philosophie même des réglementations prudentielles post-crise et pointons le fait qu’elles n’ont pas suffisamment rompu avec les conceptions de la finance qui prévalaient avant la crise et que cela constitue une source majeure de fragilité.

La mondialisation, ses bienfaits et ses zones d’ombre

Alternatives économiques, 12 avril 2018. Entretien réalisé à l'occasion des 40 ans du CEPII et de la publication des Carnets Graphiques

Ceci n’est pas (encore) une crise

AOC, [Analyse] 15 février 2018. A chaque soubresaut de la Bourse, la question revient : la prochaine crise financière serait-elle à nos portes ? Le mouvement de correction engagé ces derniers jours n’échappe pas à cette réaction panique et pourrait bien entraîner ce que tout le monde redoute. Est-on prêt à y faire face ?

Sylvie Goulard à la Banque de France : l’expertise au détriment de l’indépendance

Alternatives économiques, 17 janvier 2018, Tribune. Tribune réalisée à la suite de la nomination de Sylvie Goulard au poste de sous-gouverneur à la Banque de France

La régulation financière : un sujet économique et citoyen

Revue banque, 28 février 2017. Un des volets de la relation entre politique et finance concerne l’équilibre entre la régulation, issue de la volonté des citoyens et de leurs représentants, et les institutions financières. Si les réformes sont allées dans le sens de davantage de régulation après 2007-2008, la volonté politique de les maintenir est redevenue plus faible aujourd’hui, dans les instances européennes comme dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle française.

De quel problème le secteur bancaire européen souffre-t-il vraiment ?

Revue banque, 27 novembre 2017. Les difficultés du secteur bancaire italien ont été associées à sa forte fragmentation. Pourtant, n’est-ce pas ce qui, au contraire, l’a protégé ? Revue banque, 27 novembre 2017. Pour l’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran, le secteur bancaire européen souffre bien d’un problème de structure : celui d’être trop concentré.

Le crédit, dopé par les inégalités

Revue Projet, 7 décembre 2017. "On ne prête qu’aux riches", dit le proverbe. Ce que l’on observe depuis quelques décennies sur le marché du crédit laisse plutôt penser que les banques s’accommodent bien des pauvres. Ou, du moins, de ceux en passe de le devenir.

Mettre les banques au service de l’économie plutôt que l’inverse

Slate, 19 mars 2017. Les banques européennes sont devenues de véritables mastodontes davantage au service d’eux-mêmes que de l’économie. Prolonger, augmenter et étendre à l’échelle européenne la taxe de risque systémique permettrait de purger les bilans bancaires des activités inutiles au financement de l’économie et de redonner aux activités de financement la prépondérance qui aurait dû rester la leur.

Régulation financière, le temps de la pause ?

The Conversation, 13 février 2017. Article publié dans le cadre de la série du CEPII L’économie internationale en campagne (2017) partenariat CEPII–La Tribune–The Conversation–Xerfi–Canal.

Il faut réformer les "mastodontes bancaires"

Le Monde, 20 mai 2016. Le renforcement de la régulation reste insuffisant pour contenir le pouvoir de l’oligopole des banques géantes, expliquent les économistes Jézabel Couppey-Soubeyran, Laurence Scialom et Yamina Tadjeddine.

Ces trop grosses banques européennes

La Tribune, 6 juin 2016. Les banques paneuropéennes existent déjà, elles ne sont pas concurrentielles et font courir un risque systémique. Par Jézabel Couppey-Soubeyran et François Morin.

Banque de France : « François Villeroy de Galhau est exposé à un grave conflit d’intérêts »

Le Monde, 15 septembre 2015. Lettre ouverte. Un collectif d’économistes, d’universitaires et de personnalités de la société civile demande aux parlementaires de ne pas approuver cette nomination.

Une Europe plus inspirée pour stimuler l’instabilité financière que la croissance

Revue Banque, 24 novembre 2015. À miser sur la dette privée et la titrisation, l’UMC ne relancera probablement pas le financement de l’économie européenne et risque d’accroître l’instabilité financière. S’il faut remédier à la fragmentation de l’espace financier européen, c’est au développement du marché primaire actions plus qu’au marché de la dette que l’UMC devrait travailler, afin que les entreprises européennes puissent financer leurs investissements sans se fragiliser financièrement.

Le rôle de la politique macroprudentielle dans la prévention et la correction des divergences au sein de la zone euro

Rapport pour le Parlement européen (Direction générale des politiques internes & Unité d’assistance à la gouvernance économique, 2017). Avec Salim Dehmej. La zone euro souffre des divergences économiques et financières entre ses membres. La politique macroprudentielle peut aider à y remédier, dans la mesure où son action est déployable à l’échelle de la zone euro, mais également à celles des États membres. Un dispositif dans lequel la politique macroprudentielle s’emploierait à réguler le cycle financier au niveau des États membres et à accroître la résilience des groupes systémiques au niveau de la zone euro serait de nature à améliorer la stabilité économique et financière de la zone euro et de chacun de ses membres. A l’appui d’un état des lieux et des enseignements des travaux académiques récents, nous formulons 15 propositions visant à identifier les instruments macroprudentiels efficaces pour y parvenir et à simplifier le design institutionnel, dans un contexte de transformations institutionnelles (Union bancaire, Brexit) propice à ces changements.

L’imposition des entreprises du secteur financier est-elle ajustée à leur capacité contributive?

Rapport pour le Conseil des prélèvements obligatoires, 2013. Avec Gunther Capelle-Blancard. La question posée dans ce rapport est de savoir si l’impôt payé par les entreprises financières est à la hauteur de leur capacité contributive. Pour y répondre, nous examinons dans une première partie la contribution du secteur financier aux recettes fiscales globales. Nous procédons à des comparaisons de taux d’imposition implicites par établissement, par pays, entre sociétés financières et sociétés non financières, tout en explicitant les problèmes méthodologiques qui se posent en la matière. Apprécier la taxation du secteur financier impose cependant de ne pas s’en tenir à la comparaison de ces taux d’imposition implicites. Il convient d’intégrer à l’analyse ce qui fait la spécificité du secteur financier : son large développement à l’international qui constitue sans conteste un facteur d’optimisation fiscale et sa fragilité dont il peut paradoxalement tirer bénéfice auprès des pouvoirs publics qui l’assurent d’un soutien en cas de défaillance. C’est l’objet des deuxième et troisième parties. L’articulation entre la fiscalité et la régulation est présentée dans le rapport particulier n°4.

La taxation des activités bancaires sous l’angle de la régulation financière

Rapport pour le Conseil des prélèvements obligatoires, 2013. Avec Gunther Capelle-Blancard. L’objectif budgétaire assigné traditionnellement à la fiscalité des sociétés financières n’est pas le seul envisageable. En théorie, la fiscalité peut aussi servir des objectifs économiques de correction des externalités ou d’extraction de rentes. Une taxe additionnelle sur les activités bancaires pourrait à cet égard constituer un instrument de régulation financière complémentaire de la réglementation. Les normes de fonds propres permettent de constituer un coussin de capital à l’intérieur des institutions financières et de prévenir des faillites individuelles (coussin microprudentiel) alors que des taxes peuvent servir à alimenter un fonds à la disposition des autorités de contrôle, des banques centrales ou des Etats permettant d’intervenir en cas de crise au niveau de l’ensemble du secteur (coussin macroprudentiel).

Financement de l'économie dans le nouveau contexte réglementaire

Rapport du Conseil d'analyse économique (CAE, 2012). Avec Olivier Garnier et Jean-Paul Pollin. La crise mondiale enclenchée en 2007, d’abord financière puis devenue rapidement économique et sociale, a engendré un vaste mouvement de « re-réglementation ». Les objectifs sont multiples. Il s’agit de mieux contrôler les risques pris par les intermédiaires financiers, en particulier les banques, de mieux prévenir et contenir les risques systémiques, d’accroître la transparence de l’information, de réduire les conflits d’intérêts… plus généralement de remettre la finance, devenue débridée et largement virtuelle, au service de l’économie réelle (l’investissement, la croissance et l’emploi). L’exercice engagé depuis 2009 dans le cadre du G20 et dans les instances de concertation à Bâle, Bruxelles, etc. comporte des enjeux majeurs pour l’activité économique, l’emploi, la stabilité financière, l’évolution de la mondialisation. Dans les travaux de refondation de la finance figure en première ligne le dispositif Bâle III, qui, s’inscrivant dans la ligne de la coopération bancaire internationale mise en œuvre depuis la fin des années 1980, resserre la surveillance prudentielle des banques. Quels seront les effets de tout cela sur le financement de l’économie réelle, sur le financement du long terme et des différents opérateurs, donc en définitive sur la croissance et l’emploi ? Les réponses apportées dans ce rapport sont contrastées, puisqu’elles vont d’un impact jugé somme toute marginal à une vive inquiétude sur l’évolution des taux d’intérêt et l’accès aux financements. Ces deux visions reflètent, pour une bonne part, deux horizons d’analyse différents. Elles partagent néanmoins un questionnement sur le financement des PME ou des collectivités locales dans le monde de Bâle III.

Banques centrales et stabilité financière

Rapport du Conseil d'analyse économique (CAE, 2011). Avec Jean-Paul Betbèze, Christian Bordes, Dominique Plihon. Ce rapport traite de l’évolution nécessaire des missions des banques centrales ("Central banking") en réponse à la crise financière de 2007-2008. Les banques centrales doivent tirer les leçons de la crise. La plus importante d’entre toutes est qu’elles n’ont pas été suffisamment attentives à la stabilité financière. Les auteurs de ce rapport sont tous d’accord sur ce point. Le rapport se présente toutefois sous la forme de deux approches qui divergent quant à la façon d’articuler la politique monétaire et la politique de stabilité financière. Les clivages se situent principalement à deux niveaux. Au niveau tout d’abord du principe de séparation que la première approche maintient entre ces deux politiques et que la seconde approche recommande au contraire d’abandonner. Au niveau ensuite de la gouvernance fondée sur l’indépendance, la transparence et la responsabilité que la première approche entend préserver au maximum alors que la seconde approche perçoit des changements nécessaires à ce niveau aussi. Le rapport s’appuie sur un travail d’enquête à l’aide d’un questionnaire soumis à des économistes et à des banquiers centraux. Chaque approche débouche sur un ensemble de recommandations. Le rapport a bénéficié de trois compléments réalisés par Michel Aglietta, Charles Goodhart, et Tommaso Padoa-Schioppa (décédé en décembre 2010) à qui les auteurs dédient ce rapport. Les commentaires en séance plénière ont été confiés à Jean-Pierre Vesperini et à Daniel Cohen. Ce rapport a été présenté à Madame Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie lors de la séance plénière du CAE du 7 mars 2011.

Une crise en quête de fin - Quand l'histoire bégaie.

Audition pour le rapport d’information «Une crise en quête de fin», de M. Pierre-Yves COLLOMBAT, fait au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective, n° 393 (2016-2017) - 9 février 2017.

Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l'emploi et l'efficacité

Conseil économique, social et environnemental - 15 Novembre 2016. Questions à Mme Jezabel COUPPEY-SOUBEYRAN, Responsable du M2 pro «contrôle des risques bancaires, sécurité financière, conformité», auditionnée par la Section de l'économie et des finances du CESE dans le cadre de la saisine : "Les TPE-PME et le financement de leur développement pour l'emploi et l'efficacité".

Nomination du Gouverneur de la Banque de France

Nomination du Gouverneur de la Banque de France - Audition de Mme Jézabel Couppey-Soubeyran et de MM Jean-Claude Magendie, Jean Maïa et Jean-Claude Trichet, semaine du 28 septembre 2015 : 29 septembre 2015, séance ouverte à 16h07.

Rapport d’information sur la mise en application de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, Karine Berger et Jérôme Chartier

Audition à l’Assemblée nationale pour le rapport d’information sur la mise en application de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, Karine Berger et Jérôme Chartier.

Audition conjointe sur la gestion des faillites bancaires

Réunie le mercredi 20 février, sous la présidence de M. Philippe Marini, président, la commission a procédé à l'audition conjointe de Mme Jézabel Couppey-Soubeyran, conseillère scientifique au Conseil d'analyse économique, MM. Ramon Fernandez, directeur général du Trésor, Mark Venus, responsable des plans de redressement et de résolution à BNP Paribas, et Frédéric Visnovsky, secrétaire général adjoint de l'Autorité de contrôle prudentiel.

Évasion des capitaux et finance : mieux connaître pour mieux combattre (Rapport)

Audition au Sénat, commission d'enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers dans l’évasion des ressources financières », 29 mai 2013.

Proposition de résolution sur l'Union bancaire (E 5512, E 7417, E 7684 et E 7685).

Rapport n° 127 (2012-2013) de M. François MARC, fait au nom de la commission des finances, déposé le 14 novembre 2012. Table ronde sur l'Union bancaire du 9 octobre 2012.